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Base recommandéeBeaune, entre la gare et le centre
En bref
Combien de jours prévoir en Bourgogne ?
1 jour : Beaune et ses Hospices. 2 jours : ajoutez la côte viticole et une dégustation. 3 jours : Dijon en plus, à pied depuis la gare. 4 jours : l’abbaye de Fontenay ou le Morvan, avec une voiture.
Le bon arbitrage
Pourquoi cet itinéraire fonctionne.
Le programme réserve une journée à chaque univers : Beaune à pied, les villages viticoles, puis Dijon. Il reste lisible même si une visite doit être supprimée.
Idéal pour : un séjour en couple ou entre amis centré sur le patrimoine, les paysages de vigne et les bonnes tables.
Jour après jour
Itinéraire de 3 jours en Bourgogne.
Jour 1 · Beaune à pied
Découvrez le centre historique et gardez du temps pour les Hospices, sans empiler les visites intérieures.
Réservez les dégustations et désignez un conducteur si vous circulez en voiture.
Concentrez la journée viticole sur un secteur pour éviter les kilomètres inutiles.
Gardez les horaires des musées et marchés comme points fixes, puis construisez les promenades autour.
Où dormir
Où dormir en Bourgogne.
Base conseillée, avec ou sans voiture : Beaune, entre la gare et le centre, avec pour gare d’arrivée la gare de Beaune. Depuis Beaune, 2 des 7 étapes de l’itinéraire sont à moins de 20 minutes. La plus éloignée, Parcours de la Chouette à Dijon, est à env. 50 min en voiture.
Gratuit : Parc de la Bouzaize, Marché de Dijon et Palais des Ducs et musée des Beaux-Arts de Dijon.
À l’abri s’il pleut : Hospices de Beaune, Château du Clos de Vougeot, Marché de Dijon et Palais des Ducs et musée des Beaux-Arts de Dijon.
Avec des enfants de moins de 6 ans : notre filtre n’écarte aucune étape : vérifiez l’âge minimum et la difficulté de chaque visite (randonnées, sports d’eau, téléphériques) avant de partir.
Âges minimum, poussettes et conditions pour les enfants : vérifiez-les sur le site officiel de chaque lieu.
Étapes retenues
Que faire en Bourgogne : les étapes.
Les durées et tarifs ci-dessous servent de repères. Confirmez-les directement auprès du site officiel quand un lien est disponible.
Admirez les toits de tuiles vernissées de l’Hôtel-Dieu, hôpital fondé en 1443, sa grande salle des Pôvres et son apothicairerie.
Durée indicative · 2 h12,50 € · vérifié en août 2026
Lire la fiche : Hospices de Beaune · 3 min de lecture
Plus de 60 hectares de vignes, en majorité classés en grands et premiers crus, appartiennent à un hôpital. Ce domaine, constitué de dons et de legs depuis le XVe siècle, a longtemps fait vivre les malades de Beaune.
Un hôpital qui vit de ses vignes
En pleine guerre de Cent Ans, le chancelier Nicolas Rolin et son épouse Guigone de Salins fondent un hôpital pour les pauvres et les malades. Neuf ans plus tard, les premiers patients y entrent.
Siècle après siècle, des familles lèguent leurs parcelles à l'institution. Les Hospices civils de Beaune gèrent toujours un centre hospitalier moderne, et la vente de leurs vins contribue à entretenir ce patrimoine.
De la fondation aux enchères d'aujourd'hui, six dates suffisent.
Date
Ce qui se passe
1443
Nicolas Rolin signe l'acte de fondation, le 4 août
1452
Les premiers malades sont accueillis
1859
Début des ventes annuelles du vin aux enchères
1971
Un hôpital moderne prend le relais
Années 1980
Les derniers résidents quittent l'Hôtel-Dieu, devenu musée
2021
Sotheby's succède à Christie's pour organiser la vente
Dans l'Hôtel-Dieu, l'essentiel
La cour d'honneur : des tuiles vernissées rouges, brunes, jaunes et vertes y dessinent des motifs entrelacés. Celles que l'on voit sont des répliques posées au début du XXe siècle.
La salle des Pôvres : près de 50 mètres de long sous une charpente en forme de coque de bateau renversée. Au fond, la chapelle permettait aux malades de suivre la messe depuis leur lit.
L'apothicairerie : quelque 130 pots de faïence alignés, qui conservaient herbes, onguents, huiles et sirops.
Le polyptyque du Jugement dernier : peint par Rogier van der Weyden pour la chapelle, il clôt le parcours. Ses panneaux ont été sciés dans l'épaisseur pour montrer les deux faces. Annoncé au départ à partir de l'automne 2026 pour une restauration de plusieurs années au C2RMF, à Versailles, il peut être absent : vérifiez avant de venir s'il est exposé.
La vente des vins, l'autre visage des Hospices
Chaque année, le week-end du troisième dimanche de novembre, les vins du domaine sont mis aux enchères sous les halles de Beaune. Parmi les lots, une pièce de charité est adjugée à la bougie au profit d'associations choisies pour l'occasion.
La vente ouvre les Trois Glorieuses, trois jours de fête avec une soirée au château du Clos de Vougeot et la Paulée de Meursault. La ville s'anime aussi de spectacles de rue et d'un semi-marathon : réservez logement et dégustations longtemps à l'avance.
Avant de passer la porte
Réservez votre billet en ligne : l'office de tourisme le recommande vivement, et la file se forme vite le week-end à la belle saison. L'audioguide, proposé en dix langues, est compris dans l'entrée.
En sortant, retournez-vous vers la façade sur rue : son grand toit d'ardoise, sobre, ne laisse rien deviner des couleurs de la cour.
Faites une pause au parc de la Bouzaize, un espace vert avec son plan d’eau, à quelques minutes à pied du centre de Beaune.
Durée indicative · 1 hGratuit · vérifié en août 2026
Lire la fiche : Parc de la Bouzaize · 1 min de lecture
Là où commencent les vignes, Beaune a gardé un autre paysage : des séquoias géants, des cyprès chauves et un cèdre du Liban, autour d'un étang semé de deux îles.
L'eau plutôt que la vigne
À la fin du XIXe siècle, la rivière l'Aigue ne suffit plus à abreuver Beaune. Le maire Paul Bouchard achète les terrains autour de la source de la Bouzaize, et ses successeurs poursuivent les acquisitions jusque vers 1910.
Le phylloxéra, en ruinant les vignes voisines, a facilité ces achats. Le parc à l'anglaise de cinq hectares qui en est né est un site classé depuis 1949.
Le tour du plan d'eau
L'étang : les promenades en barque y perpétuent le temps du canotage.
Les arbres : 621 sujets recensés en 1988, dont des hêtres enlacés.
Le moulin : acheté par la ville en 1884, il a servi d'usine hydraulique jusqu'en 1959.
La ferme pédagogique : au sud, des moutons solognots et d'Ouessant, des alpagas et une volière.
Faites le tour complet de l'étang plutôt que la traversée : les arbres rares se répartissent sur les deux rives.
En repartant, cherchez la source : c'est pour son eau, bien plus que pour le décor, que la ville a acheté ces terrains.
Traversez les villages viticoles de la Côte de Nuits, de Gevrey-Chambertin à Vougeot, entre murets, clos et parcelles aux noms prestigieux.
Durée indicative · 5 hGratuit · vérifié en août 2026
Lire le début de la fiche : Route des Grands Crus · 2 min de lecture
Sortez de Dijon par le sud, suivez les panneaux bruns frappés d'une grappe blanche, et la vigne ne vous quitte plus jusqu'à Santenay, soixante kilomètres plus loin.
Un coteau découpé en 1 247 climats
Tracée en 1937, la Route des Grands Crus longe le pied de la côte et dessert 32 des 33 grands crus de Bourgogne. Chaque climat est une parcelle nommée et délimitée au fil des siècles par les moines, les ducs et les vignerons.
Sur l'étiquette, ces vins se rangent en quatre étages : appellation régionale, village, premier cru, grand cru. La Bourgogne compte 44 appellations villages, 661 dénominations de premiers crus et seulement 33 grands crus.
Depuis 2015, l'ensemble des climats est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.
En 1889, Léonce Bocquet achève de restaurer un château promis à la ruine. Il y tenait tant qu'il a choisi d'y être enterré.
Le clos des moines de Cîteaux
Entre 1109 et 1115, les moines de l'abbaye de Cîteaux plantent ici un vignoble, puis bâtissent cellier et cuverie pour travailler le raisin sur place. En 1551, l'abbé Jean Loisier ajoute un logis Renaissance.
Saisi comme bien national à la Révolution, le clos couvre aujourd'hui 50 hectares partagés entre plus de 80 propriétaires.
Depuis 1944, le château accueille la Confrérie des Chevaliers du Tastevin, fondée dix ans plus tôt, qui y tient ses chapitres.
Le parcours en quatre étapes
Le grand cellier : il pouvait abriter jusqu'à 2 000 fûts de 228 litres, le format bourguignon.
La cuverie : bâtie en forme de cloître, elle abrite quatre pressoirs à cabestan monumentaux, en chêne.
Le dortoir des convers : une charpente immense couvre la salle où dormaient les frères convers. Un film y présente aujourd'hui la confrérie.
Le logis Renaissance : la partie résidentielle voulue par l'abbé Loisier, qui donne au château sa silhouette actuelle.
Libre, guidée ou sensorielle
Formule
Pour qui
À savoir
Visite libre
Visiteurs autonomes
Livret en français, anglais ou allemand, écrans interactifs
Visite guidée
Curieux de la confrérie
Sur réservation, avec un court film
Cœur de Climats
Amateurs de vin
Expérience sensorielle autour des climats bourguignons
En repartant, longez le mur du clos : il entoure toujours les vignes plantées par les moines.
Plongez dans les halles de Dijon, grand marché couvert du centre-ville, pour découvrir moutarde, pain d’épices et produits bourguignons.
Durée indicative · 1 hGratuit · vérifié en août 2026
Lire la fiche : Marché de Dijon · 1 min de lecture
Sous la charpente métallique, fromagers, bouchers et maraîchers se font face. Le samedi, le marché déborde dans les rues voisines jusqu'à la place François-Rude.
Un marché bâti sur un couvent
Dijon décide en 1868 de bâtir un marché couvert plus sain et plus sûr. Les plans reprennent des propositions des ateliers de Gustave Eiffel, et les forges de Fourchambault montent la structure entre 1873 et 1875.
Le chantier occupe l'emplacement de l'ancien couvent des Jacobins, dont l'église datait du XIIIe siècle. Les halles sont inscrites aux monuments historiques depuis 1975.
À regarder entre deux achats
Les têtes d'animaux : cerfs, mouflons, sangliers et bovins ornent les arcs, comme une enseigne des viandes vendues ici.
Les chapiteaux : les colonnes cannelées portent des motifs de vigne, clin d'œil au vignoble tout proche.
Les médaillons : Cérès, déesse des moissons, et Hermès, dieu du commerce, veillent sur les allées.
Les quatre pavillons : ils s'organisent autour de deux allées en croix, sous une toiture inspirée des halles de Paris.
Les 246 emplacements de la halle couvrent tout le repas, des primeurs aux vins en passant par le pain, le poisson et le bio. Faites un premier tour les mains vides : on compare mieux après avoir tout vu.
Le palais des Ducs est à quelques minutes à pied : marché le matin, musée l'après-midi.
Suivez les flèches en forme de chouette incrustées au sol pour découvrir, à pied, les principaux monuments du centre de Dijon.
Durée indicative · 1 h 304 € · vérifié en août 2026
Lire la fiche : Parcours de la Chouette à Dijon · 1 min de lecture
Baissez les yeux : des flèches en bronze frappées d'une chouette numérotée sont scellées dans les pavés. Il suffit de les suivre pour traverser le vieux Dijon en vingt-deux étapes.
Des triangles dans les pavés
La chouette sculptée sur Notre-Dame sert d'emblème au circuit depuis 2001. Des repères triangulaires guident le pas, et 22 plaques carrées à son effigie signalent les monuments.
Le livret de l'office de tourisme commente chaque étape, mais les flèches suffisent pour ne pas se perdre.
Les arrêts que l'on oublie
La chouette, le Jacquemart et le palais des Ducs captent tous les regards. Ces quatre étapes méritent pourtant qu'on ralentisse.
La rue Verrerie : pavée et bordée de maisons à colombages en encorbellement du XVe siècle, elle est devenue la rue des antiquaires.
Saint-Philibert : la seule église romane de Dijon, aujourd'hui désacralisée. Sa flèche de pierre de 1510 est hérissée de crochets sculptés.
Saint-Jean : sa voisine abrite un théâtre depuis 1974. En 1809, on a rasé son chevet pour dégager la place Bossuet.
La cathédrale Saint-Bénigne : sa flèche de 93 mètres se voit de loin et aide à se situer quand on perd le fil des flèches au sol.
Trois boucles en plus
Une fois la boucle principale terminée, trois circuits secondaires prolongent la marche : le quartier Jean-Jacques-Rousseau, le quartier Émile-Zola et le chemin du Puits de Moïse, jusqu'à la chartreuse de Champmol.
Découvrez l’ancien palais des ducs de Bourgogne et son musée des Beaux-Arts, l’un des plus anciens de France, avec les tombeaux des ducs.
Durée indicative · 2 hGratuit · vérifié en août 2026
Lire la fiche : Palais des Ducs et musée des Beaux-Arts de Dijon · 2 min de lecture
Quatre-vingt-deux statuettes d'albâtre, moines, prêtres et enfants de chœur, mènent le deuil autour de deux ducs de Bourgogne : ce cortège de pleurants vaut à lui seul la visite.
Du palais des ducs au musée
Les ducs Valois bâtissent ici leur résidence à partir du XIVe siècle. Après 1477, le palais devient celui des États de Bourgogne, et Jules Hardouin-Mansart en dessine l'extension classique.
Date
Ce qui se passe
1365
Philippe le Hardi achève la tour de Bar
1455
La tour Philippe le Bon atteint 46 mètres
1787
Création du musée, né d'une école de dessin
1827
Les tombeaux, sauvés de Champmol, entrent au palais
2019
Réouverture complète : 1 500 œuvres dans 50 salles
Les œuvres à trouver
Les tombeaux des ducs : celui de Philippe le Hardi, signé Jean de Marville, Claus Sluter et Claus de Werve, puis celui de Jean sans Peur et Marguerite de Bavière, sur le même modèle. Chacun compte 41 pleurants.
Les cuisines ducales : bâties sous Philippe le Bon, elles alignent six vastes cheminées autour d'une salle carrée de 12 mètres de côté.
Les portraits du Fayoum : des portraits funéraires peints dans l'Égypte romaine, témoins de la section antique du musée.
La peinture italienne : Titien et Véronèse dans les salles de la Renaissance.
Les Bourguignons : Pierre-Paul Prud'hon et François Rude, enfants du pays, bien représentés.
Les tombeaux d'abord
Commencez par la salle des tombeaux, l'ancienne salle des Gardes : c'est le sommet du musée, mieux vaut l'aborder l'œil frais. Les cuisines ducales feront une belle fin de parcours.
La tour Philippe le Bon ne se visite qu'en compagnie d'un guide, sur réservation auprès de l'office de tourisme. Elle offre une vue à 360 degrés sur la ville.
Cinquante salles ne se voient pas d'une traite : les tombeaux, les cuisines et deux ou trois salles de peinture suffisent à une belle visite.
Sélection Partons Voir établie à partir de sources consultées le 30 septembre 2026 (prix, faits et photos), page mise à jour le 1er octobre 2026. Les informations opérationnelles peuvent évoluer : vérifiez horaires, tarifs, accès, météo et disponibilité avant le départ.
Un guide est une aide à la décision, pas une réservation.
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